Les travaux de restauration menés pendant près de quinze ans ont redonné vie à ce bâtiment. Il accueille aujourd’hui ses visiteurs sensibles à son message de beauté.
Les pièces en enfilade du rez-de-chaussée ont chacune leur particularité et leur charge de symbolisme. Les compositions décoratives et le mobilier d’époque montrent l’influence évidente de Charles Rennie Mackintosh (école de Glasgow).
Les niveaux supérieurs de la maison, exempts de témoignages des talents de Paul ou de Lina, ont été affectés en appartements et rénovés selon les nécessités d’un usage contemporain.
Le sous-sol, cave et atelier de l’artiste, a été aménagé en une vaste galerie où sont exposées les peintures de Paul et de Lina Cauchie rassemblées au fil du temps par les propriétaires actuels.
Après la Première Guerre mondiale, quand l’Art nouveau aura cédé la place à un Art déco ne faisant plus appel à l’ornementation picturale de sgraffites, Paul reprend son chevalet. Les œuvres réunies dans la galerie témoignent des multiples facettes de son talent. Il réussit dans toutes les tendances de l’époque. Du pointillisme à l’expressionnisme en passant par le fauvisme, il nous ravit par son style et ses couleurs.
Quant à Lina, quoique ayant toujours participé aux activités de son mari, elle aime peindre et le fera jusqu’à un âge avancé. Excellente portraitiste, elle nous laisse de nombreux portraits de sa fille Suzanne mais aussi des natures mortes, des études de nu.
Des photos et documents originaux retracent l’ensemble de leurs activités créatrices. Les vitrines exposent également le courrier échangé entre Hergé et Guy Dessicy. Ces documents relatent l’intérêt porté par Hergé au projet d’un musée Tintin.
D’autres témoignages photographiques illustrent le travail de restauration réalisé par les propriétaires actuels. Grâce à leur vigilance et à l’amour qu’ils y ont apportés, la Maison Cauchie, témoin exemplaire du patrimoine Art nouveau, revit.